Ornézan

La commune est située en bordure du Gers et de la D929, reliant Auch à Lannemezan, à 16 km d’Auch et 2 km de Seissan.

Ornézan (Ornesan en gascon) proviendrait du patronyme Ornatius, signifiant le domaine d’Ornatius

Mairie

Adresse : 32260 Ornézan
Tél et Fax : 05.62.66.23.90
Mail : rf.oo1501022042danaw1501022042@naze1501022042nro.e1501022042iriam1501022042

Maire : Mr SAVARY Etienne
Secrétaire : Geneviève TOUZET
Heures et jours d’ouverture : Vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, samedi de 9h à 12h

Les élus

Maire : Etienne SAVARY (Délégué titulaire Val de Gers)
Adjoints
1er : Pierre VIGNAUX (Délégué Suppléant Val de Gers)
2ème : Alain MONTAUD
3ème : Lionel CENAC
Conseillers municipaux :
DASTUGUE Béatrice, DEVALLE Sébastien, GOYER Laurent, MAIDON Martine, MONTAUT A, RINCON Joseph, VRIZZI Karine

Des chiffres

Superficie : 1219 ha
Population : 238 habitants
Nom des habitants : Onézanais(es)
Distance
Auch : 16 km
Toulouse : 92 km
Tarbes : 69 km

Scolaire

École : Oui
Clae : Oui

Calendrier des manifestations

  • Fête de la Ste-Catherine, le dimanche de novembre qui suit la Ste-Catherine
  • Fête de la St-Jean
  • Soirées à thèmes dans l’année

A voir

  • Église Ste-Catherine du XVIII°
  • Château d’Ornézan (privé / pas de visite)
  • Moulin à eau (privé)
  • Pont sur le Gers
  • Nombreuses croix
  • Écomusée d’Ornézan

Historique

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Ornézan est un Castelnau de fondation seigneuriale qui a obtenu des coutumes en 1320-1322.
Le manoir seigneurial construit au XIII° par les D’Ornézan, en partie détruit et vendu à pacte, est réparé et agrandi par Catherine de Foix vers 1505. Puis le château repasse aux mains des D’Ornézan avant d’être acheté par la famille du paléontologue Louis Lartet. Aujourd’hui, le château est une résidence privée.
Des vestiges, mosaïques notamment, conservées à St-Germain-en-Laye, ainsi qu’un grand four de tuiles trouvé en bordure de la D929, attestent une occupation gallo-romaine au lieu-dit St-Pé.
Une épitaphe paléo-chrétienne sans doute mérovingienne est découverte également à St-Pé, qui devait recouvrir une nécropole mais sûrement aussi la 1ère église de la paroisse d’Ornézan.
Louis Lartet, le fils d’Edouard Lartet, a dirigé des fouilles sur ce vaste ensemble situé sur la rive droite du Gers.

Les seigneurs d’Orbessan sont connus de façon discontinue depuis le XIII°siècle. Le célèbre Marquis d’Orbessan ne dépend pas de cette famille. Il descend de Bernard Daignan, Président au Parlement de Toulouse qui avait acheté la seigneurie d’Orbessan en 1615 à Gaston de Gontaut-Biron, seigneur de St-Blancard.
Orbessan doit tout aux Daignan, sinon quelques matériaux appartenant au château primitif comme l’atteste un bail de 1636. Dès lors et jusqu’en 1652, on pourra suivre les étapes de la construction de l’édifice tant les documents concernant cette évolution ont été conservés par Léonard Daignan qui entreprend les travaux.
Au XVIII° siècle, ses descendants, n’apporteront que des retouches au goût du jour (décorations intérieures et embellissements des jardins notamment).
Les Daignan conservent le château jusqu’à la mort du dernier des leurs : Anne-Marie, Marquis d’Orbessan (1716-1796), président à mortier au Parlement de Toulouse, qui renonce à ses fonctions en 1749 pour voyager d’Italie en Grèce, puis en Palestine, avant de se retirer à Orbessan.
Là, il embellit le château et le parc, réunit de véritables richesses dans sa bibliothèque, sa galerie de peintures, sa collection d’estampes et une écurie des mieux tenues. Il fait de savantes recherches dans les domaines les plus divers et publie des ouvrages comme « Élanges historiques », « Critiques de physique », « Variétés littéraires pour servir de suite aux mélanges ».
Le grand seigneur lettré vivait en compagnie de la Baronne de Lagorce, veuve à 27 ans et dite de haute distinction et grand savoir. Couronnée deux fois à l’Académie des Jeux Floraux, elle savait accueillir la haute société, les artistes de la région et les célébrités parisiennes. Les fêtes luxueuses, les parties de chasse, les auditions musicales et représentations théâtrales ne manquaient pas à Orbessan.
Il mourra dans son château le 4 novembre 1796 à l’âge de 87 ans. Ses restes reposent dans le cimetière de la commune (on ne sait où) près de l’église paroissiale. Homme à idées généreuses et libérales, il adopta les principes de 1789 et termina sa glorieuse carrière sans être trop inquiété. Séquestré dans sa demeure, il fit l’objet d’une surveillance qui souleva la réprobation unanime des paysans et des villageois pour qui il avait été un ami, un conseiller et un bienfaiteur. Une pétition approuvée par les municipalités de Traversères, Arcagnac, Orbessan, Haulies, Boucagnères, Sansan à la demande de la municipalité d’Orbessan fit lever l’état de surveillance.
Le Marquis était membre de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse et mainteneur de l’Académie des Jeux Floraux. La Baronne se retira à Tarbes où elle mourut en 1806.

 

Patrimoine

Le château

De la fin du XVII°siècle, il est essentiellement constitué d’un vaste corps de logis à 2 étages de plan rectangulaire. La façade nord est précédée d’une cour d’honneur à laquelle on accède par un portail ouvert entre deux piliers. A chacun des deux angles de la façade sud s’élève une tour carrée dont la toiture à pente aiguë est couverte d’ardoises. A l’entour s’étendent de vastes jardins, aujourd’hui quelque peu déchus de leur grandeur ancienne. Dominant la route une fontaine de rocaille envahie par les broussailles évoque mélancoliquement des temps meilleurs, comme la fontaine voisine, monumentale, du village ou le beau pigeonnier polygonal du pré…
L’intérieur a souffert des injures du temps et des hommes. Les vastes salles anciennes ont été cloisonnées et divisées par les occupants au lendemain de la Révolution ou au XIX°siècle, mais, si le mobilier ancien a disparu, il reste des fragments de lambris et des panneaux de stuc aux thèmes symboliques, faune, flore, outillage agricole ou instruments de musique. Quoique délabré et en partie transformé, le château d’Orbessan a conservé de nombreux restes de son ancienne splendeur.