Meilhan

Meilhan est situé au milieu de coteaux verdoyants dominant l’Arrats et la Lauze sur la D27, à 9,5 km de Masseube et 7,5 km de Simorre.

Meilhan (Melhan en gascon) viendrait du patronyme latin « Aemilius » (Aemilianum) signifiant le domaine d’Aemilius.

Mairie

Adresse : 32420 Meilhan
Tél et Fax : 05.62.66.11.45 ou 06.87.33.85.07
Mail : rf.eg1501022354naro@1501022354nahli1501022354emeir1501022354iam1501022354

Maire : Mme PEYRUSSE Anne-Aymone
Secrétaire : Patricia PINAREL
Heures et jours d’ouverture : Mercredi de 9h à 12h

Les élus

Maire : Anne-Aymone PEYRUSSE
Adjoints
1er : Jean-François BAUP
2ème : Serge MASIN
Conseillers municipaux :
CAZALAS  Corine, DAUNES Sylvette, HEINIGER Monique, PEPIN Christophe

Des chiffres

Altitude : 288 m
Superficie : 630 ha
Population : 89 habitants

Distance
Auch : 34 km
Toulouse : 82 km
Tarbes : 68 km

À voir

  • Église St-Pierre
  • Maquis de Meilhan

Calendrier des manifestations

Historique

En 818, un prêtre nommé Sanche donne sa terre du Seignan, qui fait partie de l’ancienne paroisse de Meilhan pour aider Othon, abbé de Simorre, à relever son abbaye.
La fondation de la commune de Meilhan date du 13ème siècle par Hugues de Cadens, abbé de Berdoues et Bernard IV, Comte d’Astarac. Des coutumes sont données aux nouveaux habitants en 1280 et renouvelées en 1309.
Primitivement, Meilhan était désignée sous le nom de Betouret ou Bitornet.
Il est difficile d’affirmer qu’un château féodal se trouvait à Meilhan car on ne trouve pas de trace de ruines aujourd’hui, mais on pense qu’il était situé à 600 m environ au nord-est de l’église actuelle.

Le Maquis de Meilhan

Le groupe du D. Raynaud s’est formé courant mai 1944. Parti d’Arrouède où il a un sérieux accrochage avec la Milice, il se réfugie provisoirement dans la forêt de Salherm (Haute-Garonne). Début juin, il rejoint Simorre grossi par de nombreux jeunes résistants de l’Isle-en-Dodon. Après un bref séjour à Tachoires au lieu-dit « Le Plan », il s’installe à St-Arroman. Les 24 et 25 juin, il se rapproche à nouveau de Simorre et s’établit à Villefranche d’Astarac dans les fermes du « Priou » et « Larrée » situées sur les collines boisées proches de Meilhan.

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Le groupe était divisé en sixaines, chaque sixaine avait un chef. Le Docteur Raynaud, chef de groupe, avait comme conseiller militaire le Commandant Marcellin. Ces résistants étaient des réfractaires ou des S.T.O. ou des jeunes qui, à l’approche de l’heure H, pleins d’enthousiasme et de courage voulaient participer à la Libération de la France, tous des patriotes résolus à l’image du D. Raynaud, du Commandant Marcellin, du grand-père Bouet (70 ans), de Vivès (35 ans) et tant d’autres.
Sabotages, parachutages, arrestations et jugements des collaborateurs notoires sont les principales activités du groupe.
Le Maquis Raynaud n’était pourvu qu’en armes légères et manquait de munitions. Le 1er juillet, un message de la radio de Londres annonce au D. Raynaud un prochain parachutage d’armes lourdes. Il doit avoir lieu dans les prochains jours. Peu après, un avion allemand jette des tracts, il est demandé aux maquisards de se rendre. Ceux-ci s’emploient surtout à préparer leur départ pour la forêt de Salherm, fixé au lendemain de la réception des armes lourdes. Armes tant espérées ! Dans la nuit du 6 au 7 juillet, vers une heure du matin, des troupes allemandes parties de Lannemezan se divisent en 2 colonnes. L’une emprunte la vallée de la Gimone, l’autre celle du Gers jusqu’à Masseube puis celle de l’Arrats pour encercler le Maquis à distance. Les camions sont abandonnés dans ces deux vallées, la progression se poursuit à pied dans la nuit, sans bruit.
Au petit matin, la colonne qui suit la Gimone est aperçue par Lafforgue de Gaujan qui, pris d’un doute, envoie son fils à bicyclette pour donner l’alerte. Il n’hésite pas à parcourir près de 3km à travers champs pour prévenir le D. Raynaud. Mission accomplie, ce dernier doit insister pour que Jean-Louis prenne le chemin du retour. A la ferme voisine, à l’est du maquis, les Allemands, déjà là, l’arrêtent. Il peut présenter sa carte d’ouvrier agricole. M. Gouau, le propriétaire affirme qu’il s’agit de son valet de ferme. Jean-Louis est sauvé.
Vers 7 heures, les premières silhouettes de soldats allemands apparaissent sur les crêtes. Un maquisard ouvre le feu. Un combat inégal, désespéré, s’engage. D’autant plus désespéré que le troisième tir de mortier allemand atteint de plein fouet le camion chargé de munitions en vue du prochain départ.
Le combat acharné dure environ deux heures. Lorsque toute résistance a cessé, les Allemands parcourent en tous sens les champs, les bois, les ruisseaux à la recherche des blessés et des rescapés éventuels.
Les blessés sont achevés, certains avec des balles explosives. Quatre fermiers voisins sont arrêtés, conduits au « Priou » exécutés comme otages.
Vers midi, les troupes allemandes quittent les lieux. Ils emmènent enchaînés trois maquisards qu’ils ont faits prisonniers. Ils seront sauvagement exécutés le lendemain à Lannemezan.

P.S. : Le groupe Raynaud comprenait environ 95 hommes : 76 victimes (dont 4 otages) et 17 rescapés. Les tués et les blessés allemands n’ont pu être dénombrés de façon précise.
La colonne allemande comprenait 3 compagnies et le peloton de Commandant du 116ème Bataillon de Grenadiers du 28ème R.I. Allemand soit de 1000 à 1200 hommes.
Seuls ont été poursuivis le 22/10/47 devant le Tribunal Militaire de Toulouse les Commandants de Compagnie ou de Section : 4 ont été arrêtés à Villefranche-sur-Saône, un autre s’est suicidé dans cette même ville, au moment de sa capture (ils avaient été dénoncés par des soldats allemands prisonniers qui avaient participé au Combat de Meilhan).

 

Patrimoine

L’église St-Pierre

L’église St-Pierre de Meilhan bâtie au XIX° siècle, remplace l’église primitive qui était située près du cimetière actuel. Elle est orientée. Son chevet à pans coupés est soutenu par des contreforts. A l’ouest, le clocher-tour rectangulaire est muni d’un portail gothique archivolté. Au-dessus du portail, on peut voir un quatre-feuilles à jour à lobes arrondis. Le second compartiment est pourvu d’une fenêtre gothique archivoltée sur chaque face et se termine par une flèche ardoisée. On entre dans l’église par une porte à arc droit placée au midi.
La nef est abritée par une voûte en croisée d’ogives, dont les arcs reposent sur des consoles. Une tribune en bois à l’ouest et quatre vitraux à ogive décorent la nef qui communique par des arcades gothiques avec les chapelles nord et sud.
La chapelle St-Joseph au nord est éclairée par un vitrail représentant ce dernier.
La Chapelle de la Vierge au midi est éclairée par un vitrail gothique représentant Notre Dame de Lourdes. Le chevet est à 5 pans coupés dominés par une voûte dont les nervures reposent sur des consoles de pierre. Trois vitraux gothiques éclairent le chœur : l’Annonciation, le Christ en croix, St-Pierre avec les armoiries de Monseigneur de Langalerie.