Masseube

Le chef-lieu de canton, Masseube, situé en bordure du Gers est traversé par la D929, reliant Auch à Lannemezan ; et au commencement de la D27 venant de Simorre et la D127 allant à Miélan.
Masseube est située à 25 km d’Auch et 20 km de Mirande.

Masseube (Masseuva en gascon) provient du terme « mansio » désignant à l’époque romaine un relais d’étape et « silvae » la forêt, ce qui nous donne pour l’étymologie de Masseube « la maison dans la forêt », cette maison étant la grange monastique.

Mairie

Adresse : Place François Mitterrand – 32140 Masseube
Tél: 05.62.66.00.09
Fax: 05.62.66.00.31
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www.mairie-masseube.fr

Maire : Jean-Pierre BRU
Secrétaire : Pascale ABADIE
Heures et jours d’ouverture : Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h

Les élus

Maire : Mr Jean-Pierre BRU
Adjoints :
1er : Mr Roger BREIL (Délégué aux affaires administratives, aux associations, à la culture, au sport, aux animations et au tourisme)
2ème : M. Jean Claude BARBAT (Délégué aux finances, au budget, au personnel administratif des écoles et de la mairie)
3ème : Mme Manuela AUBIAN (Déléguée à la communication et à l’information municipale)
4ème : M. Jean Pierre LOUSTEAU (Délégué à l’urbanisme, aux travaux, à l’assainissement et au personnel des services techniques)
5ème : Mme Josette SAINT ARROMAN (Déléguée aux affaires sociales)
Conseillers municipaux :
Pierre CAZAUX, Ghislaine COURREGES, Françoise CROQUET, Marie Françoise DANIELI, Amandine DARAN, Jean Claude DORGAN, Danielle MONCASSIN, Christian NADALET, Alain RIEU, Hannelore WOLLENSACK, Mélissa DALTROFF, Claude DARIES, Jean Claude LALANNE

Des chiffres

Altitude : 205 m
Superficie : 2103 ha
Population : 1604 habitants
Nom des habitants : Massylvains

Distance
Auch : 25 km
Toulouse : 90 km
Tarbes : 60 km

Scolaire

Petite Enfance : Multi-accueil Val de Gers
Écoles: École publique maternelle, École publique élémentaire, École Notre Dame (maternelle et élémentaire), Collège Beau Regard, Institut St-Christophe (collège, lycée, section BTS)
CLAE : oui
Études: étude surveillée à l’école élémentaire.
Transports scolaires : oui

À voir

  • La bastide avec : rempart, halle, mairie, embans et rues orthogonales
  • L’église St-Christophe
  • La maison du XVI° siècle (classée) à colombages
  • Belles maisons du XVIII° siècle dans la rue principale
  • Moulins à eau (privés)
  • Lavoir de l’Estramaou
  • Fontaines
  • Vue sur les Pyrénées
  • Base de loisirs Ile d’Ager
  • Complexe sportif, piscine, terrains de sport, camping, tennis, mur de pelote basque

Calendrier des manifestations

  • Fête du printemps en mai
  • Fête de la St-Christophe le dernier week-end de juillet
  • Vide-Grenier Brocante le 1er mai et le 15 août
  • Festival « Cinéma Côté Court » le dernier week-end de novembre
  • Téléthon
  • Tournoi de pala en juillet
  • Bourse toutes collections en juillet
  • Randonnée des coteaux de l’Astarac début septembre

Historique

Antiquité

Interview exclusive de René Caïrou
« Il est difficile de faire une étude du peuplement de Masseube, antérieur à l’époque romaine d’une part, Masseube n’existait pas encore, d’autre part les documents manquent totalement. Pourtant, ce peuplement existait pour les deux raisons suivantes. Premièrement, lorsque l’on examine le recensement des haches polies découvertes, on s’aperçoit que ce peuplement existait sur les coteaux qui bordent la vallée du Gers, jamais dans la vallée inondable et envahie par une végétation abondante. Deuxièmement, lorsque les colons romains sont venus installer leurs exploitations au début de notre ère, il a bien fallu qu’ils trouvent sur place une main-d’œuvre pour défricher et cultiver. Cette main-d’œuvre n’était-elle pas celle qui peuplait le pays à la fin de l’âge du fer, dite de la Tène ?

Époque Gallo-romaine

« En ce qui concerne la période romaine, nous possédons des indications plus précises. M. Caïrou a vu dessinée dans l’herbe d’une prairie de la plaine, une partie du plan d’une villa romaine, reconnaissable à une grande exèdre (construction en demi-cercle) sur laquelle venaient se rattacher des murs. C’était le site Stournès qui n’a jamais été fouillé. Une prospection en surface permet de recueillir quelques tessons de poterie commune datant du début de notre ère. L’existence de cette villa se rattache à une étude faite par Monsieur Lassure sur deux sépultures à inhumations découvertes sur le coteau voisin de la villa. Les deux corps avaient été enterrés avec des vases à offrande en terre à pâte marron. Dans la première sépulture, on a recueilli six monnaies en bronze du IV° siècle et dans la deuxième, deux dents ayant appartenu à un enfant avec quatre autres monnaies en bronze et diverses céramiques. »

Haut Moyen-Age et Moyen-Age

D’après J.M. Lassure, l’occupation plus ou moins importante des ruines de la villa gallo-romaine des Stournès se poursuit avec l’exploitation du domaine qui en dépend.
Au milieu du XI° siècle, deux mottes castrales sont érigées au lieu-dit Stournès, proche de la villa sur les collines de la rive droite du Gers (découverte de poteries, objets en fer, fragment de mur…)

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« Il faut arriver au XII° siècle, avec la multiplication des abbayes, pour avoir quelques lueurs sur les origines de Masseube. Le territoire dont Masseube fait partie, appartient alors à l’abbaye de Sère. Or, l’élan de foi suscité par les croisades s’est considérablement atténué et le recrutement des abbayes en pâtit. C’est le cas pour l’abbaye de Sère qui n’a plus assez de bras pour entretenir un vaste domaine qui est de plus en plus envahi par la forêt. Ils sont dans l’obligation de vendre, contre une rente en blé, une partie de leur domaine à une jeune abbaye plus florissante, celle de l’Escaladieu fondée en 1142. Et voilà comment le territoire qui verra naître Masseube, change de propriétaire, fin XII°-début XIII°siècle.
Le territoire acquis, l’abbé de l’Escaladieu, Bonel d’Orieux, envoie des moines convers qui élèvent une grange monastique et mettent le sol en culture après avoir défriché et essarté. À cette communauté de moines vient se joindre une population et une communauté naît connue sous le nom de « Masseoubo ». communauté mentionnée par des dons que lui viennent des Comtes d’Astarac vers 1230 et 1240. D’après Don Brugeles, la grange se serait située au lieu-dit « La Biole », près du cimetière, « car de temps à autre on découvrait des pierres portant en relief des armoiries surmontées d’une crosse abbatiale ». Aucune fouille n’ayant jamais été effectuée, on reste dans l’incertitude.
Comme la mise en culture des terres piétine, mais aussi pour des raisons commerciales (dans une vallée-axe de communication), l’abbé de l’Escaladieu, Bonel d’Orieux et le Comte d’Astarac, Bernard IV font appel à une population éparse en créant par un acte de paréage en 1274, la bastide de Masseube (Mansio Silvae) et en attribuant un lot dans la bastide pour l’habitation, des lots à l’extérieur pour les cultures. On peut voir encore dans certaines maisons de Masseube, la composition du lot attribué : un logement sur la rue, une cour au centre, un jardin derrière. Au début, des coutumes sont attribués aux habitant en 1276, puis 1292 et 1382. ()
Une fois la bastide peuplée, il faut protéger ses biens en l’entourant d’une enceinte fortifiée. Cette enceinte, dont on peut suivre le tracé grâce à quelques témoins qui subsistent encore, est plus restreinte que celle prévue par les paréages. Ces témoins existent principalement sur la face ouest, depuis l’angle S-O jusqu’à l’angle N-O ; ils sont visibles en certains points ; à d’autres endroits, ils servent de murs à des habitations ou à des jardins. Le témoin essentiel, qui peut-être vu depuis la rue, dans la cour attenante au café du foirail, avec son mur dans toute son élévation, avec ses moellons apparents caractéristiques du XIII° siècle, ses trous de boulin pour installer des coursières, ses archères percées dans les merlons et ses créneaux traduisent bien l’architecture militaire du XIII° siècle. On rentre dans la bastide par quatre portes gardées la nuit, situées à l’entrée et à la sortie des deux axes principaux.
Deux bâtiments datent de cette époque : l’église St-Christophe qui a été restaurée à diverses reprises, mais sur les fondations visibles d’une ancienne chapelle vraisemblablement du XIII° siècle et la maison commune, agrandie au XVI° siècle lorsque Masseube achète la juridiction du comté au Comte d’Astarac. Cette dernière abrite toujours le marché en saison ; celui de la volaille se tenait dans les rues voisines et celui au bétail se tenait au foirail, hors des murs (ce foirail existe toujours). Quant au marché au blé, il se tenait sous les auvents entourant le marché (l’un d’eux existe encore). Dans la maison commune siègent les Consuls chargés d’administrer la bastide. Ils ont le souci de l’urbanisation avec les problèmes posés par l’insalubrité et l’insécurité qui nécessite la création d’une Garde municipale.

XIXème à nos jours

« C’est en 1805 que l’archevêché envoie à Masseube trois religieuses qui louent une maison dans le village « pour l’instruction gratuite de quelques jeunes filles pauvres et l’éducation des jeunes demoiselles ». En 1827, elles reçoivent en don une maison appuyée à l’extérieur du rempart (impasse du couvent). En 1830, la communauté compte 20 religieuses et de nombreuses élèves (leur nombre s’élèvera à 150 en 1863).

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Trop à l’étroit, elles achètent un terrain route de Panassac, pour y bâtir un couvent plus vaste. En 1832, elles s’installent dans la nouvelle construction qui comprend outre le couvent, une cour, une chapelle, des granges, des remises et des viviers. Mais en 1881 avec la loi Duruy sur l’instruction obligatoire des jeunes filles, les lois de Jules Ferry sur la laïcité, la gratuité, l’obligation scolaire, puis sur l’enseignement professionnel, le recrutement du couvent va péricliter et les religieuses obligées de s’expatrier. À partir de 1970, de sérieuses difficultés obligent la Mère Supérieure à vendre. En 1978, la municipalité se porte acquéreur pour le transformer en Centre socioculturel regroupant tous les services sociaux de Masseube : foyer pour personnes âgées, restaurant social, office de tourisme, bibliothèque, salle de cinéma dans l’ancienne chapelle du couvent et logements sociaux.
Le XIX° siècle connaît la construction d’autres édifices qui seront transformés au XX°siècle. Ils sont situés « extra-muros » :

  • Une halle au blé qui deviendra une salle polyvalente
  • Une halle au tabac, ancienne Halle à la volaille, aménagée en salle de spectacle

Au cours des siècles, la bastide s’est agrandie. On peut voir dans cette évolution trois étapes :

  • Des maisons viennent s’appuyer extérieurement au rempart et ce dernier est incorporé aux maisons et aux jardins.
  • Lors de la traversée de la bastide, empruntant ses deux axes, par la route d’Etigny reliant Auch à la montagne et la route reliant Miélan à Simorre ; des maisons se sont bâties en bordure de ces deux axes, prolongeant la bastide vers le Nord et surtout vers le Sud.
  • À une époque récente, apparition des lotissements qui ont agrandi la bastide sur ses quatre faces.

Ce qui contribue à la vie de la nouvelle agglomération, ce sont les installations sportives qui ont vu le jour : des terrains de tennis, un fronton, des stades de football et de rugby, une piscine moderne, toutes ces installations voisinant avec un terrain de camping agréable et bien aménagées.
En conclusion, la ville ne s’est pas endormie sur son passé, elle a suivi l’évolution moderne de notre société : agrandissement, embellissement, modernisation. C’est pour toutes ces raisons que Masseube, chef-lieu de canton, figure parmi les plus belles cités de l’Astarac : sa population de 1391 habitants en faisant foi. »

 

Patrimoine

La Bastide

« Elle se reconnaît grâce à son plan orthogonal, deux grands axes nord-sud et est-ouest se coupant au niveau de la Maison Commune et des rues secondaires parallèles à ces deux axes.
Au centre se trouve la place de la mairie occupée par une vaste halle surmontée par la mairie. A l’est, subsistent des couverts qui autrefois bordaient la place ».

La Mairie

« La Maison Commune primitive a vraisemblablement été installée sur les trois rangées de piliers, en bois à l’origine, côté Est de la place. Avant 1536, aucune archive concernant le bâtiment n’est connue. A cette date, le siège de la Justice d’Astarac est transporté à Masseube et l’on installe une grande salle d’audiences pour le Parquet (actuel secrétariat de Mairie), des prisons, un logement pour le geôlier. Cet agrandissement nécessite la construction de deux rangées de piliers supplémentaires, vers l’ouest de la place. Tous les travaux prévus ne sont manifestement pas réalisés à cette époque et il s’en suit une longue période d’abandon jusqu’en 1834, où une rénovation du bâtiment est enfin effectuée. Les piliers en bois sont englobés ou remplacés par des piliers bâtis en pierre au cours du XIX°siècle.
Aujourd’hui, le nouvel aménagement permet de voir, à l’entrée du secrétariat de mairie, le colombage évidé de l’ancien mur extérieur de la Maison Commune primitive. La grande porte en bois, à droite, sur le palier supérieur de l’escalier, donne sur l’ancien logement du geôlier et les deux cachots. »
D’après René Caïrou

L’église St-Christophe

En 1983, on a célébré le centenaire de l’église St-Christophe. L’édifice précédent avait été bâti en 1700 en remplacement de l’église originelle (fin du XIII°siècle).
Le délabrement avancé de la seconde église impose sa démolition à l’exception du clocher et la partie basse de la façade ouest, et la conception de l’église actuelle dans le style du XIII°siècle.

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On doit son nouveau plan à l’architecte Francou. L’ensemble est soutenu par de solides contreforts. La tour du clocher bâtie en grand appareil présente trois fenêtres trilobées ogivales. À la partie supérieure, elle est munie de fenêtres ogivales modernes, deux sur chaque face sauf au midi où il n’y en a qu’une. Une flèche octogonale couronne l’ensemble en ardoise. À l’ouest, le portail gothique archivolté en forme de gorge décorée de fleurons, présente trois superbes arcs toriques reposant sur chapiteau à crosses végétales.
Au centre du tympan, on peut voir un trèfle à lobes arrondis.
Au midi, grand portail en encorbellement avec linteau droit dominé par un tympan gothique avec trèfle lancéolé au centre.
À l’intérieur, l’église a trois nefs abritées sous des voûtes en croisée d’ogives dont les arcs partent de chapiteaux et aboutissent à une clé centrale.
Grande nef : a l’ouest, au-dessus de la porte intérieure, la galerie est dominée par un grand arc gothique. La tribune éclairée par un superbe oculus porte les orgues. Cette nef a quatre travées déterminée par trois piliers cylindriques à base attique et chapiteaux sculptés. Tout autour de la nef et du chœur, des médaillons peints représentent les apôtres, les évangélistes et les patriarches.
Huit fenêtres gothiques, quatre au nord, quatre au midi éclairent l’ensemble.
Bas-côté nord. La quatrième travée sert de chapelle de St-Joseph. Le vitrail qui l’éclaire représente la mort de St-Joseph. Le mur de l’autel est peint (Lasséran).
Bas-côté sud. Chapelle dédiée à la Vierge éclairée par un vitrail figurant St-Dominique recevant le rosaire de la Vierge. Le mur de l’autel est peint (Lasséran).
Le chevet plat s’abrite sous une voûte en croisée d’ogives dont l’arc triomphal et les nervures reposent sur un chapiteau ouvragé. Tout le chevet est peint jusqu’à la voûte semée d’étoiles. Belles stalles à droite et à gauche.
L’autel en pierre de Poitiers présente des bas-reliefs des évangélistes et du Sauveur au centre.
L’ensemble est éclairé par de magnifiques verrières gothiques que domine une rose à six pétales circulaires, offerte par Jules Sabin Corties, maire de Masseube au moment de l’édification de l’église.
Sur le vitrail de gauche, St-Christophe porte le Sauveur sur ses épaules (on le prie pour les enfants atteints de cristailles), à droite, St-Aubin patron secondaire de l’église.
Les vitraux posés en 1883 ont été exécutés par un maître verrier de Clermont-Ferrand (F. Gaudin). Les vitraux du chœur sont offerts par le Comte Gontaut, celui de la chapelle de droite par l’Abbé Sancet, missionnaire diocésain.
Les peintures ont été réalisées en 1932-1933 pour le cinquantenaire de l’église par Paul Lasséran, peintre de Lectoure relayé par Lecoq, peintre mirandais après la disparition du premier. Elles ont été inaugurées en 1933.
Les orgues. En 1937, le chanoine Duclos découvre dans les greniers du presbytère un ensemble de bureaux d’orgues, de soufflets, de sommier et un clavier. Cet orgue démonté n’était autre que l’orgue de l’ancienne église retiré en 1883 lors de la réfection et la restauration de l’église.
Cet orgue avait été construit par Feuga en 1856. Restauré par Maurice Puget, l’orgue passa de cinq à onze jeux. Grâce à une souscription paroissiale due au chanoine Duclos.
L’inauguration a lieu en 1938. C’est le chanoine Danos, organiste à Lourdes qui aura l’honneur d’inaugurer ce nouvel instrument. Une plaque en bronze a été apposée : « Cet orgue a été restauré en 1938 par souscription paroissiale et sur l’initiative de M. le Chanoine Duclos, curé doyen. »
L’organiste titulaire M. Albert Le Cloarec assure cette fonction jusqu’en 1972, relayé par un de ses élèves Me Trilha. En 1982, M. Swiderski revoit la composition de l’instrument et un concert est donné par l’abbé Bernès en août 1982. Aujourd’hui, tout en étant titulaire de l’orgue de Castelnau-Magnoac, c’est Me Trilha qui assure bénévolement les offices.