Communauté de Communes Val de Gers

34 communes située au Sud-ouest de la France, dans le département du Gers.

Historique de Ornezan

Des vestiges, mosaïques notamment, conservées à St-Germain-en-Laye, ainsi qu’un grand four de tuiles trouvé en bordure de la D929, attestent une occupation gallo-romaine au lieu-dit St-Pé.
Une épitaphe paléo-chrétienne sans doute mérovingienne est découverte également à St-Pé, qui devait recouvrir une nécropole mais sûrement aussi la 1ère église de la paroisse d’Ornézan.
Louis Lartet, le fils d’Edouard Lartet, a dirigé des fouilles sur ce vaste ensemble situé sur la rive droite du Gers.

Ornézan est un Castelnau de fondation seigneuriale qui a obtenu des coutumes en 1320-1322.
Le manoir seigneurial construit au XIII° par les D’Ornézan, en partie détruit et vendu à pacte, est réparé et agrandi par Catherine de Foix vers 1505. Puis le château repasse aux mains des D’Ornézan avant d’être acheté par la famille du paléontologue Louis Lartet. Aujourd’hui, le château est une résidence privée qu’on ne visite pas.

L’église

Les seigneurs d’Orbessan sont connus de façon discontinue depuis le XIII°siècle. Le célèbre Marquis d’Orbessan ne dépend pas de cette famille. Il descend de Bernard Daignan, Président au Parlement de Toulouse qui avait acheté la seigneurie d’Orbessan en 1615 à Gaston de Gontaut-Biron, seigneur de St-Blancard.
Orbessan doit tout aux Daignan, sinon quelques matériaux appartenant au château primitif comme l’atteste un bail de 1636. Dès lors et jusqu’en 1652, on pourra suivre les étapes de la construction de l’édifice tant les documents concernant cette évolution ont été conservés par Léonard Daignan qui entreprend les travaux.
Au XVIII° siècle, ses descendants, n’apporteront que des retouches au goût du jour (décorations intérieures et embellissements des jardins notamment).
Les Daignan conservent le château jusqu’à la mort du dernier des leurs : Anne-Marie, Marquis d’Orbessan (1716-1796), président à mortier au Parlement de Toulouse, qui renonce à ses fonctions en 1749 pour voyager d’Italie en Grèce, puis en Palestine, avant de se retirer à Orbessan.
Là, il embellit le château et le parc, réunit de véritables richesses dans sa bibliothèque, sa galerie de peintures, sa collection d’estampes et une écurie des mieux tenues. Il fait de savantes recherches dans les domaines les plus divers et publie des ouvrages comme « Élanges historiques », « Critiques de physique », « Variétés littéraires pour servir de suite aux mélanges ».
Le grand seigneur lettré vivait en compagnie de la Baronne de Lagorce, veuve à 27 ans et dite de haute distinction et grand savoir. Couronnée deux fois à l’Académie des Jeux Floraux, elle savait accueillir la haute société, les artistes de la région et les célébrités parisiennes. Les fêtes luxueuses, les parties de chasse, les auditions musicales et représentations théâtrales ne manquaient pas à Orbessan.
Il mourra dans son château le 4 novembre 1796 à l’âge de 87 ans. Ses restes reposent dans le cimetière de la commune (on ne sait où) près de l’église paroissiale. Homme à idées généreuses et libérales, il adopta les principes de 1789 et termina sa glorieuse carrière sans être trop inquiété. Séquestré dans sa demeure, il fit l’objet d’une surveillance qui souleva la réprobation unanime des paysans et des villageois pour qui il avait été un ami, un conseiller et un bienfaiteur. Une pétition approuvée par les municipalités de Traversères, Arcagnac, Orbessan, Haulies, Boucagnères, Sansan à la demande de la municipalité d’Orbessan fit lever l’état de surveillance.
Le Marquis était membre de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse et mainteneur de l’Académie des Jeux Floraux. La Baronne se retira à Tarbes où elle mourut en 1806.