Communauté de Communes Val de Gers

34 communes située au Sud-ouest de la France, dans le département du Gers.

Historique de Orbessan

L’occupation du site est très ancienne puisqu’au lieu-dit « En Herc » à l’est du village sur un coteau de la rive droite du Gers un site antique a été repéré fin XIX°. On y a découvert une mosaïque polychrome.
De même au lieu-dit « Au plan de la Roujo », ce sont des fragments, des tessons de poteries sigillées sud-gauloises, d’amphores vinaires, de céramiques communes et de pesons de tisserands qui ont été relevés.

L’histoire d’Orbessan se confond avec celle de son château. La paroisse est mentionnée sous l’appelation Orbezano en 1140 dans le Cartulaire Noir, puis Orbessano dans Les Pouillès de 1265 et 1364.

D’origine féodale, le château appartenait au Moyen-Age à une ancienne famille de Gascogne. Des coutumes ont été octroyées dès 1240, puis 1320 aux habitants.

Les seigneurs d’Orbessan

Les seigneurs d’Orbessan sont connus de façon discontinue depuis le XIII°siècle. Le célèbre Marquis d’Orbessan ne dépend pas de cette famille. Il descend de Bernard Daignan, Président au Parlement de Toulouse qui avait acheté la seigneurie d’Orbessan en 1615 à Gaston de Gontaut-Biron, seigneur de St-Blancard.
Orbessan doit tout aux Daignan, sinon quelques matériaux appartenant au château primitif comme l’atteste un bail de 1636. Dès lors et jusqu’en 1652, on pourra suivre les étapes de la construction de l’édifice tant les documents concernant cette évolution ont été conservés par Léonard Daignan qui entreprend les travaux.
Au XVIII° siècle, ses descendants, n’apporteront que des retouches au goût du jour (décorations intérieures et embellissements des jardins notamment).
Les Daignan conservent le château jusqu’à la mort du dernier des leurs : Anne-Marie, Marquis d’Orbessan (1716-1796), président à mortier au Parlement de Toulouse, qui renonce à ses fonctions en 1749 pour voyager d’Italie en Grèce, puis en Palestine, avant de se retirer à Orbessan.
Là, il embellit le château et le parc, réunit de véritables richesses dans sa bibliothèque, sa galerie de peintures, sa collection d’estampes et une écurie des mieux tenues. Il fait de savantes recherches dans les domaines les plus divers et publie des ouvrages comme « Élanges historiques », « Critiques de physique », « Variétés littéraires pour servir de suite aux mélanges ».
Le grand seigneur lettré vivait en compagnie de la Baronne de Lagorce, veuve à 27 ans et dite de haute distinction et grand savoir. Couronnée deux fois à l’Académie des Jeux Floraux, elle savait accueillir la haute société, les artistes de la région et les célébrités parisiennes. Les fêtes luxueuses, les parties de chasse, les auditions musicales et représentations théâtrales ne manquaient pas à Orbessan.
Il mourra dans son château le 4 novembre 1796 à l’âge de 87 ans. Ses restes reposent dans le cimetière de la commune (on ne sait où) près de l’église paroissiale. Homme à idées généreuses et libérales, il adopta les principes de 1789 et termina sa glorieuse carrière sans être trop inquiété. Séquestré dans sa demeure, il fit l’objet d’une surveillance qui souleva la réprobation unanime des paysans et des villageois pour qui il avait été un ami, un conseiller et un bienfaiteur. Une pétition approuvée par les municipalités de Traversères, Arcagnac, Orbessan, Haulies, Boucagnères, Sansan à la demande de la municipalité d’Orbessan fit lever l’état de surveillance.
Le Marquis était membre de l’Académie des Sciences, inscriptions et belles lettres de Toulouse et mainteneur de l’Académie des Jeux Floraux. La Baronne se retira à Tarbes où elle mourut en 1806.