Communauté de Communes Val de Gers

34 communes située au Sud-ouest de la France, dans le département du Gers.

Patrimoine de Barran

L’église de Barran

L’église de Barran est connue pour son curieux clocher et sa flèche si particulière en forme d’hélice. C’est le clocher tors le plus au sud de la France ; le plus au nord se trouvant à Verchin dans le Pas-de-Calais. Pour l’instant, il en est dénombré 82 en Europe, dont 33 en France, 2 au Danemark, 3 en Angleterre, 24 en Allemagne, 8 en Belgique, 3 en Suisse, 8 en Autriche et 1 en Italie.
Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner ces merveilleux ouvrages des Compagnons charpentiers : flammés, vrillés, tors, tordus, tournés, torsadés, hélicoïdaux, en spirale, en limaçon…
Pourquoi cette forme ? Est-elle voulue ou accidentelle ? Les compagnons de Saint-Sylvain-d’Anjou qui ont entièrement restauré la flèche de Barran pensent qu’elle fût construite torse dès le départ. La torsion, de la gauche vers la droite, s’est ensuite accentuée, provoquant une cassure au milieu de l’édifice et entraînant un dévers important de la pointe du clocher. Seule la partie inférieure est torse (1/8ème de tour), la partie supérieure possédant des arêtiers droits.
Elle est bâtie sur une tour carrée dont le dernier étage, débordant, est habillé d’ardoises et recouvert d’une toiture en forme de pyramide à base carrée. La flèche s’élève ensuite sur un plan octogonal et monte jusqu’à près de 50 mètres. Elle ressemble à la « limmée des étangs » ce qui aurait donné aux Barranais le nom de « limaces » (limaçons = escargots).
A l’intérieur du clocher, on retrouve 3 cloches :

  • une grande de 850 kg qui donne le mi, offerte en 1669 par le prélat Monseigneur Lamothe Haudancour,
  • une petite de 360 kg qui donne le La Majeur et qui date de 1820
  • une troisième de 220 kg qui donne le Do Dièse, qui date de 1847 et qui vient du couvent Saint Ursule de Condom.

Le Château de Mazères

Le château de Mazères, situé dans la commune de Barran, a une histoire assez obscure et n’en finit pas d’intéresser les historiens, tant ses origines sont imprécises.
C’est un très grand et beau château qui fut, durant de longues années, la résidence d’été des archevêques d’Auch.
« Mazères » ; nom assez répandu dans le midi de la France viendrait de « masure » construction sur des ruines, ce qui semble bien être le cas pour ce site. En effet, un reste de poterie gallo-romaine découvert dans les douves, ainsi que des petits dallages mérovingiens confirment la légende.
D’après certains textes datés de l’an 1000, aurait existé là, un superbe château qui lui-même aurait succédé à des constructions précédentes. Par la suite, d’autres transformations seraient intervenues à toutes les époques, à partir des XII° et XIII° siècles. Ces documents mentionnent que Mazères a été, au XI° siècle, rendu à l’Eglise qui l’aurait reçu de Clovis, aux environs de l’an 600.
Selon Henri Ducos (guide des châteaux de France-Gers), le « domaine passe pour avoir fait l’objet d’une donation à l’Archevêque d’Auch au XI°siècle ». Qu’il ait été ou non « usurpé » par les ducs de Gascogne ou « occupé » par les Templiers au XIII° siècle, on sait que depuis 1324, c’est bien aux Archevêques d’Auch que nous devons l’engagement de travaux aboutissant à l’aménagement actuel, à Jean de La Trémoille au XV° siècle finissant, et à Mgr. De Montillet qui, au XVIII° siècle, achèvera de lui donner son allure définitive, élégante et richement décorée, réservée à un édifice résidentiel.
L’ampleur de cette très grande demeure, résolument limitée à deux étages, -assise au centre d’une importante exploitation vinicole et repliée en cinq corps de bâtiments irréguliers autour d’une cour intérieure plus longue que large-, accentue son caractère résidentiel et froid, qui pourrait être austère, s’il n’était éclairé par l’emploi de briques et de pierres harmonieusement mêlées, jouant de leurs différences de couleur et de matériaux. Elle est flanquée d’une tour carrée médiévale.
Vendu en 1792, comme bien d’Eglise, Mazères connaîtra jusqu’à la fin de la guerre mondiale des fortunes diverses au gré de nombreux propriétaires, assez peu soucieux de son entretien.
Pendant la guerre de 1914-1918, le château sert d’hôpital militaire pour blessés et malades. Il subit alors bien des dégradations.
Il est aujourd’hui propriété de Monsieur et Madame de Margerie, qui ont entrepris un chantier impressionnant de restauration puisque le château se trouvait dans un état de délabrement lamentable au moment de l’achat en 1981. Exception faite des murs, plus rien n’existait vraiment des toitures et des planchers. Les ornements avaient été pillés, les cheminées et boiseries détériorées, quand elles n’avaient pas disparu.
Parmi le travail de restauration abouti, on peut retenir plus particulièrement : le donjon, élément le plus ancien du château, l’escalier, orné d’une rampe Louis XV, édifié par Mgr. De Montillet, de très belles portes sculptées, les plafonds à caissons Louis XV et Charles X, une tapisserie murale retrouvée derrière un faux mur, le parement à rosace empire, le jardin-terrasse avec massifs, les bassins, les murets d’époques Louis XIV et Louis XV.

Le Pont de Mazères

Le vieux moulin et son pont à arches gothiques sur la Baïse constitue un site pittoresque.

Le Pont de Gelleneuve

Pont bâti grâce à l’autorisation du Baron de l’Isle d’Arbéchan (L’Isle-de-Noé).

La Chapelle de la Castagnère

Dédiée à St-Pierre (XII°siècle), elle était une annexe de la paroisse de Barran. C’était une petite église rurale entourée du cimetière avec clocher-mur abritant trois cloches et portail roman. Aujourd’hui sauvée de la démolition par un chantier « l’Ecole de jeunes en réinsertion » en partenariat avec les administrations locales et les entreprises du bâtiment est une restauration réussie.

La fontaine St-Sauveur

On y venait en pèlerinage le 6 août pour la consécration des enfants. Elle passait pour soigner les rhumatismes et la goutte